Archéologie : une ferme gauloise découverte à Pipriac

En 2022, avant l'aménagement de la zone d'activités de la rue de l'Avenir, des fouilles archéologiques préventives menées ont permis de mettre au jour les vestiges d'une ancienne ferme gauloise.

A la place de ce qui est aujourd’hui le parc d’activités des Vallées du Couchant, à l’entrée de Pipriac, une ferme gauloise prenait place il y a plus de 2000 ans. C’est l’enseignement des fouilles préventives menées en 2022 par l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

« La majeure partie du site est gauloise et peut être datée entre le IVe siècle avant J.-C. et le début de la période romaine », expliquait alors Joël Cornec, archéologue responsable de l’opération. Une partie plus ancienne du site, datée de l’âge du Bronze, a également été identifiée.

La zone étudiée par les archéologues représentait environ les trois quarts de l’emprise d’une ancienne exploitation agricole qui semble avoir été active pendant au moins 250 ans.

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structures découvertes : fossés, trous de poteaux, etc.

Le saviez-vous ?

A l’époque gauloise, Pipriac était située aux limites de trois cités armoricaines : celles des Vénètes, des Riedones et des Namnètes.

Comprendre le quotidien des agriculteurs gaulois

L’objectif des archéologues était de reconstituer l’organisation et le fonctionnement de cette ferme ancienne.

Comme le précisait Joël Cornec : « Un des enjeux de la fouille est de comprendre à quel moment le site a été créé, comment il a évolué dans le temps et à quel moment il a été abandonné. Nous cherchons également à donner des explications sur le fonctionnement du site : quels bâtiments on pouvait y trouver et quelle était leur utilité. »

Les recherches ont également permis de repérer des parcelles pouvant correspondre à l’ancien foncier agricole : un large enclos complété par un deuxième enclos quadrangulaire  et des fossés qui organisent l’espace. Des zones de passage utilisées par les hommes et le bétail ont aussi été dévoilées.

Grâce aux empreintes laissées dans le sol par les poteaux de bois, les archéologues ont pu identifier l’emplacement de plusieurs bâtiments. Ces constructions, réalisées en bois et en terre, pouvaient correspondre à des habitations, des étables, des greniers ou des appentis.

Des objets antiques passés au peigne fin

Les fossés découverts sur le site ont livré de nombreux objets permettant de mieux comprendre le quotidien des habitants.

Parmi les découvertes figurent des céramiques :

  • un fragment de fusaïole témoignant probablement d’une activité de tissage,
  • des scories de fer révélant un travail de forgeage sur place.

Les archéologues ont également mis au jour plusieurs sépultures à incinération, dont l’une était déposée dans un vase de qualité remarquable.

L’ensemble des objets recueillis a fait l’objet d’études spécialisées afin d’enrichir les connaissances sur l’histoire ancienne de la région et sur la vie rurale à l’époque gauloise.